Gare aux bactéries – « Le baiser de la mort »

Article original publié dans Your Parrot Place Newsletter le 1 avril 2001.

Par Marilu Anderson, consultante en nutrition et comportement aviaires

Traduit de l’anglais par Myriam Gagnon© Février 2012

Les perroquets de compagnie ADORENT la bouche de leur propriétaire – ils lui donnent des bisous, prennent de la nourriture de sa bouche et le nourrissent, nettoient ses dents (ce sont tous des hygiénistes dentaires en herbe!). Ils sont aimés en retour : nous voulons les couvrir de baisers, partager notre repas avec eux et  nous fourrer le nez dans leurs plumes. Malheureusement, la bouche des humains est un terrain fertile pour un grand nombre d’agents pathogènes, nocifs pour les oiseaux, en particulier la bactérie Escherichia coli. Je répète sans relâche qu’il NE faut PAS laisser d’oiseau entrer en contact avec la salive humaine, pourtant des tas de gens le font encore.

Je sais qu’il est très difficile de résister aux bisous et à la petite langue d’un perroquet qui nous explore le visage et les lèvres, mais céder à cette tentation peut avoir des conséquences fatales. J’ai connu des gens qui donnaient à leur perroquet non sevré de la nourriture de leur propre bouche, qui mâchaient les noix avant de les donner à leur oiseau ou qui laissaient leur compagnon ailé leur nettoyer les dents une à une tous les soirs en regardant la télé. Ces gestes peuvent sembler inoffensifs – la plupart des gens ne craignent pas d’attraper des maladies de leur oiseau et, en fait, très peu de maladies peuvent être transmises DES oiseaux AUX humains.

Toutefois, il faut savoir que NOUS pouvons LES infecter!! Les humains ont un appareil digestif et un système immunitaire très différent de ceux du perroquet, et bon nombre des bactéries qui colonisent la bouche et le corps humains sans causer de maladie chez l’homme peuvent être dévastatrices pour les oiseaux. En fait, la bouche humaine est un des endroits les plus ignobles sur terre!! (Demandez à un médecin si la morsure humaine est une blessure grave!) L’an dernier, des amis ont perdu un de leurs deux Quakers chéris à cause d’une infection à E. coli transmise par la salive humaine, tandis que l’autre n’a dû sa guérison qu’à plusieurs mois de soins assidus.

Dernièrement, une autre amie a appris que son gris du Congo était infecté par une bactérie transmise – comme de juste!  – par la SALIVE!! Heureusement, l’infection n’était pas grave, mais il a fallu donner des antibiotiques au perroquet durant 10 jours. De grâce, je vous SUPPLIE de résister à la tentation de « frencher » avec votre oiseau– vous pouvez lui montrer votre amour de manière beaucoup plus sûre, sans l’exposer aux maladies, voire à la mort!!

Traduit par Myriam Gagnon, M.A. tra., trad.a., 2012(c)

 



 

This entry was posted in Santé. Bookmark the permalink.

Comments are closed.